J’ai cosigné l’appel proposé par Valérie Bazin-Malgras à Frédérique Vidal : « Permettez aux universités de réellement rouvrir! »

J’ai cosigné l’appel proposé par Valérie Bazin-Malgras à Frédérique Vidal : « Permettez aux universités de réellement rouvrir! »

J’ai cosigné l’appel proposé par Valérie Bazin-Malgras à Frédérique Vidal : « Permettez aux universités de réellement rouvrir! » 226 216 Virginie DUBY-MULLER

Lettre ouverte à Madame Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : « Madame la Ministre, arrêtez de jouer avec les mots et permettez aux universités de réellement rouvrir pour l’ensemble des étudiants ! » :

 

Avec la crise sanitaire, les étudiants ont vu leur scolarité mise en parenthèse quasiment du jour au lendemain. S’il y a des cours à distance, ils ne peuvent pleinement compenser les enseignements en classe.

Nos étudiants n’auront jamais vu leurs études autant perturbées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

Depuis la rentrée, la plupart n’ont eu que 4 à 6 semaines de cours en présentiel.

Les conséquences de ces circonstances, au-delà de la difficulté de transmettre et assimiler les riches savoirs du monde de l’enseignement supérieur, sont très lourdes pour nos jeunes.

Avec la disparition des jobs étudiants, la précarité des étudiants s’est considérablement accrue. Les banques alimentaires ont observé l’arrivée massive de jeunes parmi leurs bénéficiaires.

Certains étudiants parmi les plus défavorisés ont dû arrêter leurs études et restituer leurs logements pour tenter de s’insérer au sein d’un marché du travail historiquement sinistré.

Au-delà de la précarité qui les guette, nous devons nous inquiéter au sujet de la santé des étudiants.

La solitude et l’isolement engendrés par le confinement ont des impacts sur le bien-être des jeunes et leur santé mentale. Angoisses et dépressions sont les conséquences particulièrement vives d’un enfermement contraint et prolongé, auprès de cette population en pleine construction de son identité.

Les jeunes sont souvent logés dans de petites surfaces ce qui exacerbent les souffrances liées à l’enfermement.

L’angoisse de l’avenir, ensuite, est particulièrement forte alors que les opportunités d’embauche et les perspectives professionnelles sont considérablement réduites par la crise économique et sociale qui survient.

De nombreux phénomènes d’anxiété, comportement addictifs et attaques paniques ont ainsi été observés auprès des jeunes du fait de ce contexte incertain.

Nous devons répondre à ces angoisses pour ne pas abandonner les étudiants à leur désespoir.

Suite au premier confinement, la moitié des étudiants a déclaré avoir souffert de solitude ou d’isolement et près d’un tiers d’entre eux ont présenté des signes de détresse psychologique, d’après une enquête de l’Observatoire de la vie étudiante. Aujourd’hui, 29% des 18-25 ans sont en dépression d’après une récente étude de Santé publique France.

Plusieurs suicides atroces sont déjà à déplorer dans les rangs des étudiants du fait de ce contexte trop pesant.

Partout, des professeurs observent un décrochage important de leurs étudiants. Partout, ces jeunes s’interrogent sur leur avenir.

Leur quotidien est fait d’enfermement devant les écrans pour tenter de suivre une scolarité brouillée par les nombreuses interférences de leurs mauvaises conditions d’études.

Au stress de cette situation s’ajoute la précarité de nombreux jeunes et de leurs familles qui renforce leur désespoir. Est-ce ce que la République s’était promise d’offrir une telle situation à la jeunesse de notre pays ?

Le 21 janvier dernier, le Président de la République a annoncé que les étudiants qui le souhaitent pourront revenir un jour par semaine, comme les salariés.

Pour autant, vous avez indiqué que la jauge de 20% de présence comprendra « l’ensemble des activités incluant les travaux pratiques et les groupes de dix étudiants fragiles » déjà autorisés.

Cela réduit d’autant la possibilité laissé aux étudiants de revenir en cours qui s’avère profondément insuffisante.

Le 22 février, vous avez affirmé que « D’ici la fin du mois, tout le monde aura repris en présentiel [dans] toutes les universités et dans toutes les disciplines« .

Ces promesses pour calmer la grogne et le désespoir légitimes des étudiants se heurtent à une réalité en décalage complet avec de telles annonces.

Non, tous les étudiants ne pourront reprendre les cours en présentiel. C’est faire fi des réalités du terrain et du cadre trop resserré qui est encore imposé aux universités que d’affirmer le contraire.

Madame la Ministre, il conviendrait de ne pas jouer avec les mots et les artifices de la communication qui ne correspondent par à la réalité vécue par les étudiants !

Vous devriez plutôt assurer des jauges suffisantes pour permettre un retour effectif des étudiants sur les bancs de l’enseignement supérieur.

Il est également indispensable que votre Ministère formule des propositions pour faire vivre les campus et recréer une vie étudiante source d’épanouissement. Cela est possible tout en respectant les contraintes sanitaires et les étudiants en ont grand besoin.

La lutte contre l’épidémie implique des efforts, nos étudiants l’ont bien compris, mais elle ne doit pas les condamner.

N’attendez pas qu’il soit trop tard et que l’expression malheureuse de « jeunesse sacrifiée » devienne réalité.

Valérie Bazin-Malgras, députée de la 2ème circonscription de l’Aube

Liste des cosignataires de la tribune : 

1. Damien Abad Député de la 5eme circonscription de l’Ain

2. Olivier Dassault Député de la 1ère circonscription de l’Oise

3. Emmanuelle Anthoine Députée de la 4ème circonscription de la Drôme

4. Julien Aubert Députée de la 5ème circonscription du Vaucluse

5. Edith Audibert Députée de la 3ème circonscription du Var

6. Nathalie Bassire Députée de la 3ème circonscription de La Réunion

7. Thibault Bazin Député de la 4ème circonscription de Meurthe et Moselle

8. Philippe Benassaya Député de la 8ème circonscription des Yvelines

9. Sandra Boelle Députée de la 14ème circonscription de Paris

10. Emilie Bonnivard Députée de la 3ème circonscription de Savoie

11. Jean-Yves Bony Député de la 2ème circonscription du Cantal

12. Jean-Claude Bouchet Député de la 2ème circonscription du Vaucluse

13. Sylvie Bouchet-Bellecourt Députée de la 2ème circonscription de Seine et Marne

14. Bernard Bouley Député de la 2ème circonscription de l’Essonne

15. Jean-Luc Bourgeaux Député de la 7ème circonscription de l’Ille et Vilaine

16. Bernard Brochand Député de la 8ème circonscription des Alpes Maritimes

17. Jacques Cattin Député de la 2ème circonscription du Haut-Rhin

18. Dino Cinieri Député de la 4ème circonscription de la Loire

19. Pierre Cordier Député de la 2ème circonscription des Ardennes

20. Josiane Corneloup Députée de la 2ème circonscription de Saône et Loire

21. Claude De Ganay Député de la 3ème circonscription du Loiret

22. Fabien Di Filippo Député de la 4ème circonscription de Moselle

23. Julien Dive Député de la 2ème circonscription de l’Aisne

24. Jean-Pierre Door Député de la 4ème circonscription du Loiret

25. Virginie Duby-Muller Députée de la 4ème circonscription de Haute-Savoie

26. Pierre-Henri Dumont Député de la 7ème circonscription du Pas de Calais

27. Jean-Jacques Gaultier Député de la 4ème circonscription des Vosges

28. Annie Genevard Députée de la 5ème circonscription du Doubs

29. Philippe Gosselin Député de la 1ère circonscription de la Manche

30. Yves Hemedinger Député de la 1ère circonscription du Haut-Rhin

31. Michel Herbillon Député de la 8ème circonscription du Val de Marne

32. Patrick Hetzel Député de la 7ème circonscription du Bas-Rhin

33. Mansour Kamardine Député de la 2ème circonscription de Mayotte

34. Brigitte Kuster Députée de la 4ème circonscription de Paris

35. Constance Le Grip Députée de la 6ème circonscription des Hauts de Seine

36. David Lorion Député de la 4ème circonscription de La Réunion

37. Emmanuel Maquet Député de la 3ème circonscription de la Somme

38. Gérard Menuel Député de la 3ème circonscription de l’Aube

39. Frédérique Meunier Députée de la 2ème circonscription de la Corrèze

40. Philippe Meyer Député de la 6ème circonscription du Bas-Rhin

41. Maxime Minot Député de la 7ème circonscription du l’Oise

42. Jean-François Parigi Député de la 6ème circonscription de Seine et Marne

43. Bernard Perrut Député de la 9ème circonscription du Rhône

44. Nathalie Porte Députée de la 3ème circonscription du Calvados

45. Didier Quentin Député de la 5ème circonscription de Charente Maritime

46. Alain Ramadier Député de la 10ème circonscription de Seine Saint Denis

47. Nadia Ramassamy Députée de la 6ème circonscription de La Réunion

48. Julien Ravier Député de la 1ère circonscription des Bouches du Rhône

49. Frédéric Reiss Député de la 8ème circonscription du Bas-Rhin

50. Antoine Savignat Député de la 1ère circonscription du Val d’Oise

51. Raphaël Schellenberger Député de la 4ème circonscription du Haut-Rhin

52. Jean-Marie Sermier Député de la 3ème circonscription du Jura

53. Nathalie Serre Députée de la 8ème circonscription du Rhône

54. Robert Therry Député de la 4ème circonscription du Pas de Calais

55. Jean-Louis Thiériot Député de la 3ème circonscription de Seine et Marne

56. Laurence Trastour-Isnart Députée de la 6ème circonscription des Alpes Maritimes

57. Isabelle Valentin Députée de la 1ère circonscription de la Haute-Loire

58. Pierre Vatin Député de la 5ème circonscription de l’Oise

59. Michel Vialay Député de la 8ème circonscription des Yvelines

60. Jean-Pierre Vigier Député de la 2ème circonscription de Haute-Loire

61. Stéphane Viry Député de la 1ère circonscription des Vosges

    Sujet

    Votre message

    captcha

    Député & conseiller départemental de Haute-Savoie

    Permanence parlementaire

    7 place de la Libération BP59
    74100 Annemasse
    Tél. +33 (0)4.50.80.35.02
    depute@virginiedubymuller.fr
    Du Lundi au Vendredi de 9h30-12h et 13h30-17h30

    Contact Paris

    126 rue de l’Université
    75007 PARIS
    Tél. 01.40.63.72.33
    virginie.duby-muller@assemblee-nationale.fr