À l’issue d’un débat intense, j’ai fait le choix de voter :
âś… Pour le renforcement des soins palliatifs
❌ Contre le texte relatif à l’aide active à mourir
Ce sujet intime, grave et complexe appelle humilité et nuance. Les souffrances exprimées doivent être entendues, accompagnées et respectées.
👉 Les soins palliatifs : une priorité absolue
J’ai voté pour le texte qui consacre 1,1 milliard d’euros d’ici 2034 pour :
✔ Garantir un accès équitable** sur tout le territoire
✔ Créer de nouvelles unités et maisons d’accompagnement
âś” Renforcer la formation des soignants et le soutien aux familles
Aujourd’hui, trop de familles se heurtent à des inégalités territoriales ou à l’absence de prise en charge adaptée. La liberté de choix ne peut exister sans un accompagnement digne et accessible à tous.
→ Ce texte a été adopté à l’unanimité : une preuve que cette cause nous rassemble.
Je souhaite que nous continuions à soutenir les soignants, dont l’engagement auprès des personnes les plus vulnérables force le respect, et que ce débat essentiel se poursuive avec responsabilité, humanité et exigence.
Le texte sur l’aide à mourir reposait sur cinq critères (majorité, résidence stable, affection grave et incurable, souffrance réfractaire aux traitements ou insupportable, volonté libre et éclairée). Ces garde-fous sont nécessaires, mais ils ne m’ont pas semblé suffisants au regard de la gravité de l’acte autorisé.
Plusieurs points m’ont interrogée :
- un délai très court entre la décision et l’acte ;
- une collégialité médicale limitée ;
- une application immédiate de la loi alors que l’accès aux soins palliatifs reste très inégal selon les territoires.
Sur ces questions fondamentales, il nous revient d’agir en veillant à préserver à la fois la dignité, la liberté et la solidarité. Estimant que le texte relatif à l’aide active à mourir ne protège pas suffisamment les personnes les plus vulnérables, j’ai fait évoluer ma position : de l’abstention en première lecture vers un vote contre.
Le texte renforçant les soins palliatifs a été adopté à l’unanimité.
Le texte relatif à la fin de vie a été adopté par 299 voix pour, 226 contre et 37 abstentions.
Le Sénat est désormais saisi pour une deuxième lecture.
