Ce dimanche, nous avons honoré la mémoire des victimes de la déportation dans les camps nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le courage des héros et résistants qui ont lutté contre la barbarie. Cette journée est l’occasion de se recueillir, de transmettre l’histoire et de rappeler l’importance de la vigilance face à toutes les formes d’oppression et de haine.












Mais cette journée nous invite aussi à une question difficile, intime, dérangeante :
Et nous — qu’aurions-nous fait ?
Aurions-nous eu le courage de Marianne Cohn, arrêtée avec 28 enfants juifs à deux pas de la frontière suisse, torturée chaque jour par la Gestapo, qui refusa de parler pour ne pas mettre en danger les enfants qui lui étaient confiés — et fut assassinée à 22 ans ?
Aurions-nous agi comme Mila Racine, Jean Deffaugt, comme les milliers d’anonymes qui, au péril de leur vie, ont choisi de résister, de cacher, de sauver ?
Ou aurions-nous regardé ailleurs ?
Entre 1940 et 1945, des millions de femmes, d’hommes et d’enfants ont été déportés dans des conditions inhumaines. Parmi eux, des résistants, des opposants politiques, des Juifs, des Tziganes, des homosexuels, et bien d’autres, victimes de la folie meurtrière du régime nazi. Leur souffrance et leur combat pour la dignité humaine ne doivent jamais être oubliés.
Cette question n’est pas là pour nous culpabiliser. Elle est là pour nous réveiller.
Parce que l’oppression ne commence pas par les camps. Elle commence par le silence face aux premières injustices, par l’indifférence face aux premières exclusions, par la peur de se lever quand c’est encore possible.