Le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation a été débattu les vendredi 5, lundi 8 et 9 février en séance publique à l’Assemblée nationale. Il a été soumis au vote solennel des députés cet après-midi, mercredi 10 février, et vient d’être adopté. Le texte vise notamment à inscrire dans la Constitution l’état d’urgence (article 1er) et la déchéance de nationalité pour les terroristes (article 2).
Avec les Républicains, nous défendons depuis de nombreux mois l’utilisation de la déchéance de nationalité. Cela n’est pas une idée nouvelle pour notre parti politique, et le Gouvernement socialiste nous a rejoint sur cette nécessité après les attentats dramatiques de novembre 2015.
Nous regrettons cependant la méthode de présentation du texte : les tergiversations, voltefaces et incohérences du Gouvernement nuisent à notre capacité globale d’action, en tant qu’élus. Nous avons eu du mal à discerner une ligne claire sur la position de la déchéance de nationalité, alors que cette mesure doit rassembler.
Aujourd’hui, j’ai choisi de voter « pour » ce texte de loi, car la déchéance de nationalité est un symbole fort pour notre République : notre Nation doit reposer sur une communauté humaine ayant conscience d’être unie par une identité historique, culturelle, linguistique, avec un contrat social nous unissant sur des principes fondamentaux. Quiconque s’y oppose, les rejette et les attaque frontalement doit être considéré comme un hors-la-loi. Pour cela, la déchéance de nationalité doit être inscrite dans notre constitution, pour être appliquée juridiquement.
Ce projet de loi porte ainsi une mesure symbolique utile. Mais notre lutte contre le terrorisme doit se faire quotidiennement, et nécessite une réelle hausse des moyens pour garantir la sécurité de notre territoire et pour lutter contre le djihadisme. Ce texte de loi est un point de départ, et le sujet ne doit pas retomber après son adoption aujourd’hui.
Vous devez êtreconnecté pour poster un commentaire.