Vœux et 20 ans de la communauté de communes du Genevois à Archamps

Vœux et 20 ans de la communauté de communes du Genevois à Archamps

Vœux et 20 ans de la communauté de communes du Genevois à Archamps 300 225 Virginie DUBY-MULLER

VŒUX COMMUNAUTE DE COMMUNES DU GENEVOIS

Archamps

Vendredi 29 janvier 2016

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Madame le Sous-Préfet,

Monsieur le Sénateur,

Madame, Monsieur les Conseillers départementaux,

Monsieur le Président de la Communauté de communes du Genevois,

Mesdames et Messieurs les Maires,

Mesdames, Messieurs les élus,

 

 

C’est un grand plaisir de pouvoir m’exprimer cette année devant vous à l’occasion de la cérémonie de vœux et des 20 ans de la Communauté de Communes du Genevois.

 

On le sait, l’arrivée d’une nouvelle année marque d’abord l’heure du bilan des 12 mois précédents : 2015 a eu un début et une fin tragique. Cette année, désormais passée, restera éternellement un symbole de stupeur et d’incompréhension, face à la barbarie radicale.

L’année dernière, au siège de Charlie Hebdo, à Montrouge, à la porte de Pantin, au Bataclan, dans les rues parisiennes animées, les attentats sanglants nous ont profondément marqués, blessés, et indignés.

 

Pour nous, citoyens français attaqués par la menace radicale, l’année 2016 sera tout d’abord l’occasion de panser nos blessures, rendre hommage aux victimes des attentats, ainsi qu’à nos forces de l’ordre, symboles de notre république attaquée, mais aussi combative.

Après le choc, la colère et la désillusion, 2016 doit marquer l’étape de la reconstruction : c’est l’occasion de réaffirmer nos valeurs, de lutter avec acharnement  contre ces atteintes à nos fondements républicains, sociétaux, moraux. Les Français, en se rassemblant massivement, ont montré que nous ne transigeons pas et que nous ne transigerons jamais avec les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité qui fondent notre Nation.

C’est en ce sens que nous étions réunis en Congrès à Versailles, et que j’ai voté, avec l’ensemble de mes collègues Les Républicains, la prolongation de l’état d’urgence, pour assurer la sécurité de notre pays.

 

Cette nouvelle année sera aussi une année de changements, notamment pour nos régions : une nouvelle réforme, un nouveau découpage, de nouvelles prérogatives, et de nouveaux exécutifs suite aux élections de décembre dernier. Avec regrets mais avec lucidité, je crois pouvoir affirmer que l’année 2016 ne sera pas une année facile pour nos territoires :

  • un budget global de fonctionnement toujours plus resserré,
  • avec une baisse très importante des dotations de l’Etat, alors que l’on donne toujours plus de compétences aux collectivités locales.

En mars, j’ai été élue Conseiller départemental en binôme avec Christian MONTEIL sur ce canton de Saint-Julien-en-Genevois. Nous avons fait campagne, sans même connaître précisément les compétences qu’il nous resterait, la loi NOTRe ayant finalement été promulguée le 7 août. J’ai aussi démissionné de la région comme je m’y étais engagée. Nous avons déjà régulièrement réuni les 40 maires des communes du nouveau canton pour expliquer notre méthode de travail et répartir le FDDT. Le Conseil départemental intervient de façon substantielle sur de nombreux projets de la CCG, ne l’oublions pas ! J’en profite pour saluer très chaleureusement ma remplaçante, Caroline LAVERRIERE, qui nous a beaucoup apporté pendant la campagne et s’implique beaucoup à nos côtés.

En décembre, le Conseil départemental de Haute-Savoie a adopté son budget 2016 à l’unanimité, il prévoit  248 Millions d’euros d’investissement et nous n’augmenterons pas les impôts conformément à nos engagements.

Le Contrat de Plan Etat Région a également été signé et permettra à notre département de faire avancer un certain nombre de projets structurants en particulier pour le Genevois.

 

S’agissant des questions transfrontalières et européennes, dont Christian MONTEIL m’a délégué la compétence, notons cette année :

  • la pose de la première pierre du Léman Express, dont le Département de la Haute-Savoie est le premier financeur de cette infrastructure ferroviaire, avec une participation de 35 millions d’euros, alors même qu’il ne s’agit pas d’une compétence départementale.

Des interventions spécifiques sur plusieurs sujets :

  • La situation des taxis lorsqu’ils se rendent dans le canton de Genève
  • Le label Swissness qui inclue désormais les zones franches grâce à une mobilisation active des parlementaires, élus et représentants agricoles de part et d’autre de la frontière
  • la question de la pluriactivité se pose avec la mise en place de dispositifs européensapparaissant désormais comme un frein à l’embauche et menaçant des milliers d’emplois frontaliers dans l’intérim. Ils prévoient en effet que les entreprises suisses qui emploient des salariés à temps partiel ayant au moins 25% d’activité salariée en France, doivent payer les montants de charges sociales françaises, celles-ci étant beaucoup plus élevées en France que chez nos voisins. Je dois interroger mardi matin le Gouvernement à ce sujet qui me préoccupe ainsi que mes collègues.
  • La commission mixte frontalière a cette année mis en œuvre une nouvelle répartition de la compensation financière genevoise. 55% iront toujours en allocation directe aux communes et désormais 5 % seront fléchés vers les intercommunalités. . Cette année, les fonds frontaliers s’élèveront à 257 millions d’euros et nous avons bénéficié de 25 M d’euros uniquement lié au taux de change. Pour la Communauté de Communes du Genevois, cela représentera 1 601 173 millions d’euros.
  • Enfin, j’ai été désignée présidente du Conseil du Léman pour deux ans. Je souhaite que cette institution gagne en visibilité et s’appuie sur la jeunesse pour créer une identité lémanique qui permettra de décloisonner nos territoires.

 

 

Au titre du département je préside le SMAG ; ces deux dernières années ont été marquées par des élections importantes qui ont amené sur ce territoire de nouveaux responsables et décideurs locaux.

 

Les urnes ont ainsi consacré l’arrivée de nouvelles compétences, de nouvelles visions, nourries d’expériences passées diverses et variées qui constituent une vraie richesse.

 

J’ai voulu m’impliquer encore davantage en assumant la Présidence du SMAG à la suite de Claude BIRRAUX, dont je découvre chaque jour combien la tâche a dû être difficile mais passionnante.

 

Je pense que nous pouvons nous enorgueillir de ce que nos prédécesseurs ont réalisé ici et nous continuerons leur action pour aller encore plus loin et donner à ce territoire le rayonnement qu’il mérite.

 

Au fil du temps de véritables compétences professionnelles se sont agrégées et bon nombre d’entreprises renferme des trésors de savoir-faire et ce, dans des domaines extrêmement variés (alimentaires, sanitaires, aéronautique…).

 

J’ai encore pu le constater il y a peu de temps, lors de la visite de la technopole par le député Martial Saddier, tout juste élu Vice-Président en charge de l’économie et des entreprises à la Région Auvergne Rhône Alpes.

 

C’est sur cette diversité que nous devons capitaliser pour faire émerger de nouveaux projets.

 

Et c’est bien là note rôle, à nous, acteurs publics, d’accompagner toutes les volontés, quelle que soit l’ambition affichée, qu’elle soit petite ou grande.

 

Toutes les forces vives du territoire doivent être mobilisées au service d’un tissu entrepreneurial qui doit être soutenu, aidé et encouragé, car s’il est fertile, il porte en lui les gênes et la promesse d’un avenir meilleur pour les générations futures.

 

Des changements vont apparaitre sur la technopole dans les mois qui viennent, et tout au long de l’année 2016.

 

Ils témoigneront de la volonté de tous les acteurs publics et privés d’œuvrer sur ce territoire.

 

Il ne s’agit pas d’inventer un nouveau modèle, mais bien davantage de le rendre plus efficace et plus efficient.

 

Pour ne citer que les principaux projets:

 

  • C’est d’abord l’aménagement des 18 hectares de la ZAC qui vont permettre d’attirer de nouvelles entreprises sur le territoire

 

  • C’est aussi la mise en œuvre de projets innovants grâce au Contrat de Plan et aux 5 M€ que l’Etat, la Région et le Département vont investir pour permettre à l’ESI et aux plateformes technologiques installées sur la technopole, de développer encore davantage leurs activités.

 

  • C’est ensuite un nouveau Centre de convention repensé et réaménagé de façon à répondre en premier lieu aux besoins des entreprises avec des outils technologiques multimédia modernes, mais aussi pour permettre une ouverture vers l’extérieur pour qu’il puisse être approprié par tous (entreprises, habitants,…)

 

  • Ce sont enfin des projets au service de tous les technopolitains avec, nous l’espérons, la mise à disposition d’une navette pour l’aéroport de Genève dès cette année.

 

C’est grâce au soutien de tous, et surtout de la Communauté de communes, partenaire majeur aux côtés du Département au sein du SMAG, que nous pourrons insuffler un nouvel élan pour de nouvelles perspectives que nous voulons ambitieuses.

 

Cette ambition est possible parce que le travail mené au sein du SMAG est un véritable travail collaboratif et partenarial, toujours efficace, où seule importe la volonté de répondre au mieux aux attentes des technopolitains et des habitants.

 

Aujourd’hui, plus de 200 entreprises œuvrent sur la technopôle.

 

Ce sont plus de 1 700 salariés qui chaque jour contribuent à créer de la valeur ajoutée sur ce territoire.

 

Et demain ?

 

En matière de développement économique rien n’est jamais acquis.

 

Demain ouvre la voie à une nouvelle époque où, même si les ressources se raréfient, la force des liens qui nous unit nous permettra d’être inventifs pour réussir à faire plus et mieux pour aller plus loin.

 

Ce n’est qu’au prix des efforts conjugués de tous les acteurs publics et privés, que la technopole d’Archamps pourra devenir un lieu fertile à forte valeur ajoutée.

 

Je remercie Marie Faure et Régine Guers, pour leur soutien précieux au SMAG et mon collègue Christian Heison, Michel Morin et son équipe pour le travail effectué au titre de la SEMAG.

 

 

S’agissant de mon bilan à l’Assemblée nationale :

  • J’ai effectué deux déplacements:
    • L’un à Mayotte sur la question de l’égalité homme-femme dans le 101ème département français (en cours de rédaction)
    • L’autre en Ethiopie avec Action contre la Faim sur l’aide au développement
  • Je me suis opposée à la réforme du collège et j’ai défendu auprès de Najat VALLAUD-BELKACEM le maintien des classes bilangues ;

 

  • Au titre de ma commission, j’ai effectué une mission d’information avec Marcel ROGEMONTsur le Bilan et les perspectives de 30 ans d’exception pour copie privée ;

 

  • J’ai aussi beaucoup travaillé sur les questions liées au numérique :
    • En tant que membre de la Commission de réflexion sur le droit et les libertés du numérique. Créée le 25 février par la Présidence de l’Assemblée Nationale et composée de 13 députés et d’un collège de 13 personnalités qualifiées, son but est de définir une doctrine et des principes durables en matière de protection des droits et libertés à l’âge numérique
    • Dans le cadre du projet de loi de finances 2016, j’ai commis un rapport sur les médias, livre et industries culturelles avec un focus sur « Les salles de cinéma à l’heure du numérique»
    • J’ai été orateur pour la commission des affaires culturelles et de l’éducation pour le Projet de loi République numérique

 

Voici donc mon bilan de l’année écoulée.

 

Pour autant, les résultats des dernières élections régionales doivent nous amener à réfléchir sur notre façon de faire de la politique, la défiance à l’endroit des politiques est bien réelle.

Dans ce contexte, notre comportement doit être exemplaire, loin de l’accélération des rythmes médiatiques ou de la politique spectacle vers laquelle se tournent parfois ceux qui souhaitent exister pour faire du buzz à défaut de faire du fond. La modernité ce n’est pas des boîtes à idées en vedette dans les années 90 !

Pour ma part, je souhaite poursuivre mon action au service de ce territoire avec la mêmeligne de conduite :

  • être fidèle à mes valeurs,
  • rendre compte de mon action
  • et garder de la proximité.

 

Je sais pouvoir m’appuyer sur une équipe compétente et dévouée avec Mélinda, Alicia et Louisa.

Alors certes, le Genevois reste un territoire dynamique, parmi les plus attractifs de France. Maisnous restons confrontés à de grandes mutations territoriales, économiques, sociales, environnementales : loin d’être pessimistes, nous devons opter pour une politique réaliste. Une citation de Socrate reflète ce que nous devons accomplir : « Le secret du changement, c’est de concentrer toute son énergie non pas à lutter contre le passé mais à construire l’avenir ».

Quels vœux présenter alors pour l’année 2016 ? 

  • Du courage, face à la crise, dans la bataille pour l’emploi, pour le retour de la croissance, pour la reprise économique.
  • De l’audace, dans l’esprit français, pour entreprendre, créer, innover.
  • De la solidarité et de la cohésion sociale, à l’heure où c’est notre modèle républicain que l’on attaque.

Notre potentiel demeure immense, et, résolument optimiste, je suis convaincue que nous trouverons dans cette nouvelle année des beaux défis à relever.

Vous pouvez compter sur moi.

 

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Le Dauphiné Libéré,DL 01022016 2.jpeg 1er février 2016

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