Ce vote n’est dirigé ni contre les malades, ni contre leurs familles, dont je mesure profondément la souffrance et les épreuves qu’elles traversent. Au contraire, il est guidé par une conviction : notre devoir est de les accompagner, de les soulager et de les protéger.
Parce qu’une loi qui autorise à mettre fin à une vie humaine ne peut jamais être une loi comme les autres, elle devrait comporter des garanties juridiques absolument irréprochables.
Or, tout au long des débats, nous avons proposé de nombreux amendements pour renforcer les garde-fous, mieux protéger les personnes les plus vulnérables et éviter toute dérive. Ils ont été systématiquement rejetés.
❌ Les délais de réflexion demeurent trop courts.
❌ Les garanties nous paraissent insuffisantes pour protéger les personnes isolées, fragiles ou sous influence.
❌ Le risque existe que certains demandent la mort faute d’avoir bénéficié des soins, de l’accompagnement ou du soutien auxquels ils ont droit.
Une fois ce geste accompli, aucun retour en arrière n’est possible. L’irréversible impose l’humilité.
Je reste convaincue que notre responsabilité est d’investir davantage dans les soins palliatifs, l’accompagnement des patients et de leurs proches, ainsi que dans la recherche médicale. Je crois en la capacité de la science à continuer de soulager, de soigner et d’offrir de nouveaux espoirs.
🤝 Face à la souffrance, nous devons faire preuve d’une immense compassion. Mais la compassion ne dispense jamais le législateur d’une exigence absolue de prudence.
Lorsque le doute subsiste, il doit toujours bénéficier à la protection de la vie.
C’est le sens de mon vote.