đșđł En dĂ©but de semaine, jâĂ©tais Ă New York avec une dĂ©lĂ©gation française transpartisane dans le cadre de la 68Ăšme session de la Commission de la condition de la femme. OrganisĂ©e chaque annĂ©e au siĂšge des Nations Unies, cette session a pour thĂšme « AccĂ©lĂ©rer la rĂ©alisation de lâĂ©galitĂ© de genre et lâautonomisation de toutes les femmes et les filles en luttant contre la pauvretĂ© et en renforçant les institutions et le financement dans une perspective dâĂ©galitĂ© de genre ».
CrĂ©Ă©e en 1946, la Commission de la condition de la femme (CSW) est la principale instance intergouvernementale mondiale et le plus grand rassemblement annuel dĂ©diĂ© exclusivement Ă la promotion de lâĂ©galitĂ© de genre et de lâautonomisation des femmes, et mĂšne un travail dâĂ©valuation des progrĂšs rĂ©alisĂ©s, dâidentification des dĂ©fis Ă relever et dâĂ©laboration de recommandations de politiques en matiĂšre de droits des femmes en gĂ©nĂ©ral, et sur un thĂšme annuel ciblant une prioritĂ© prĂ©cise.
Câest Ă©galement lâoccasion de rencontrer et dâĂ©changer avec des reprĂ©sentants des Ătats membres et entitĂ©s des Nations Unies, des organisations internationales ou non-gouvernementales (ONG) et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile du monde entier. A lâissue de chaque session, des conclusions sur les questions liĂ©es Ă lâĂ©galitĂ© de genre sont adoptĂ©es afin dâinciter les gouvernements et autres acteurs Ă agir pour amĂ©liorer la condition de la femme.
Cette rĂ©union est dâautant plus importante pour la France, puisquâelle vient tout juste dâinscrire le droit Ă lâIVG dans sa Constitution et est ainsi devenue le premier pays au monde Ă faire explicitement rĂ©fĂ©rence Ă la notion dâIVG dans son texte fondamental.
Lors de cette Ă©dition, la France organisera plusieurs Ă©vĂšnements thĂ©matiques qui se porteront sur les violences sexuelles dans les conflits et la lutte contre lâimpunitĂ©, la situation des femmes en Afghanistan, le rĂŽle de la sociĂ©tĂ© civile et des parlementaires pour faire progresser les droits et santĂ© sexuels et reproductifs et, enfin, les financements fĂ©ministes pour les droits et santĂ© sexuels et reproductifs et lâĂ©galitĂ© de genre.