Visite du Ministre chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

Visite du Ministre chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage

Visite du Ministre chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage 2048 1365 Virginie DUBY-MULLER
JOURNÉE DE L’ALTERNANCE ET DE L’APPRENTISSAGE (GAILLARD)
Visite officielle de Thierry REPENTIN,  Ministre délégué
chargé de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage
Mercredi 13 Mars

DISCOURS DE VIRGINIE DUBY-MULLER, DEPUTE

Monsieur le Ministre,

Je suis très heureuse de vous accueillir à l’occasion de ce salon de l’apprentissage et de l’alternance. J’en profite d’ailleurs pour remercier chaleureusement les organisateurs pour leur initiative.

S’il y a des choses qui nous séparent, Monsieur le Ministre, il y en a aussi qui nous rapproche, en matière de formation notamment.

A titre personnel tout d’abord, nous avons le même parcours universitaire et je suis honorée de recevoir dans ma circonscription un ancien diplômé de Sciences-Po Grenoble.

Je suis par ailleurs un ardent défenseur de l’alternance et d’apprentissage qui relèvent des attributions de votre ministère. De fait, grâce à l’apprentissage 80% des jeunes trouvent un emploi dans les trois mois. Il est démontré que l’apprentissage permet une insertion professionnelle rapide et efficace car les jeunes sont vite «opérationnels ».

En France, ce sont les taux de chômage des jeunes (env 25%) et des séniors qui sont les plus élevés. Or, l’apprentissage est un remède efficace pour enrayer le chômage des jeunes, il a fait ses preuves en Allemagne (5,5%), en Suisse et Autriche.

En Autriche, pays où le chômage des jeunes est le plus bas en Europe, la moitié d’une classe d’âge bénéficie de l’apprentissage. Il nous faut donc étendre davantage ces dispositifs et ce à tous niveaux : pas uniquement en CAP ou en BTS mais également pour les diplômes supérieurs : écoles d’ingénieurs… Parallèlement, il faut revaloriser son image qui souffre encore, en étant assimilé – à tort – à une formation par défaut ou à une voie de garage.

Je regrette d’ailleurs, dans le cadre de la loi sur la refondation pour l’école, dont nous débattons en ce moment à l’Assemblée Nationale, que l’abrogation de la loi CHERPION soit prévue. Je rappelle qu’elle avait introduit le DIMA (dispositif d’Initiation aux Métiers en Alternance) pour les jeunes de moins de quinze ans, dispositif qui offrait une vraie alternative de diversification des parcours à partir de la 4ème. Il est donc dommage d’avoir abrogé ce dispositif de façon brutale, pour servir une vision idéologique d’un collège unique et monolithique.

De même, je regrette que nos amendements évoquant « l’esprit d’entreprendre » aient été remplacés par « l’esprit d’initiative ». Non, le mot « entreprise » n’est pas tabou : il y a encore des cloisons entre l’Education nationale et le monde de l’entreprise, alors qu’il faudrait au contraire une meilleure et plus grande porosité entre les deux.

Je fais également partie de la mission d’information sur la mobilité sociale des jeunes. On constate en France que l’ascenseur social est en panne et que les déterminismes sociaux, familiaux, ethniques et intellectuels sont difficiles à combattre. L’apprentissage permet de réduire le poids de ces déterminismes en créant un cercle vertueux qui permet au jeune, après avoir été embauché, d’avoir un plan de carrière graduée et même de devenir chef d’entreprise grâce à ces compétences.

Enfin, l’apprentissage suppose un engagement important du maître d’apprentissage pour transmettre son savoir-faire. Dans notre région, beaucoup regrettent d’ailleurs que les jeunes, une fois formés, préfèrent ensuite traverser la frontière. Aussi ne faudrait-il pas créer un dédit-formation qui engagerait le jeune – pour une durée déterminée – à rester dans l’entreprise qui l’a formé considérant le coût financier qu’il a généré pour la France et le temps et l’implication qu’il a nécessité de la part de son maitre d’apprentissage ?

Finalement, vous le voyez, l’enjeu que vous portez avec votre Ministère, transcende les clivages politiques et compte tenu des taux actuels du chômage particulièrement élevé, développer l’apprentissage apparaît comme une solution pertinente et opportune.

Pour terminer, avec mon collègue Martial SADDIER, nous tenions à vous remercier d’avoir contribué à retenir le dossier de la Vallée de l’Arve parmi les 13 projets de création de plates-formes d’appui aux mutations économiques validés au niveau national. Cela traduit une reconnaissance officielle de cette vallée à haut potentiel, dans le prolongement de ce qui avait été fait par la précédente majorité avec le pôle de compétitivité.

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