Question écrite sur les filières de méthanisation

Question écrite sur les filières de méthanisation

Question écrite sur les filières de méthanisation 243 219 Virginie DUBY-MULLER

14ème législature
Question N° :49230 de Mme Virginie Duby-Muller ( Union pour un Mouvement Populaire – Haute-Savoie ) Question écrite
Ministère interrogé > Agriculture, agroalimentaire et forêt Ministère attributaire > Agriculture, agroalimentaire et forêt
Rubrique > énergie et carburants Tête d’analyse > énergies renouvelables Analyse > déchets agricoles. méthanisation. perspectives
Question publiée au JO le : 11/02/2014 page : 1172
Réponse publiée au JO le : 19/08/2014 page : 6955
Date de changement d’attribution : 03/04/2014

Texte de la question

Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur son projet de développement de la méthanisation, alors qu’elle est en train de décoller. Par conséquent, elle souhaiterait en savoir davantage sur le calendrier et les mesures envisagées.

Texte de la réponse

Les filières de méthanisation, de par leurs multiples intérêts, font partie des priorités du Gouvernement en matière de développement durable. La méthanisation est en effet un procédé exemplaire, local et créateur d’emploi, qui permet à la fois de traiter et valoriser des déchets urbains, industriels ou agricoles, et de produire une énergie d’origine renouvelable. La France s’est fixée des objectifs ambitieux pour la filière biogaz, qui prévoient notamment sur une dizaine d’années la multiplication par quatre de la production d’électricité (625 MW en 2020) et par sept de la production de chaleur (555 ktep en 2020) à partir de biogaz. Elle bénéficie à ce titre de plusieurs instruments de soutien public (tarif d’achat de l’électricité, tarif d’injection du biogaz dans le réseau, fonds déchets…). Pour le monde agricole, la méthanisation, en particulier à la ferme, est aussi intéressante pour la gestion de la fertilisation azotée qui constitue une problématique centrale, aussi bien d’un point de vue économique, de par son coût et l’objectif de production qui lui est lié, que d’un point de vue environnemental. La méthanisation constitue ainsi une des solutions permettant de conserver l’azote contenu dans certains sous-produits de l’exploitation et de l’exporter, à condition que les digestats bruts fassent l’objet de post-traitements permettant leur transport et leur valorisation. Conformément à la feuille de route établie à l’issue de la conférence environnementale de septembre 2012, qui prévoyait la préparation d’un plan national biogaz, et dans le prolongement du projet agro-écologique lancé en décembre 2012, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ont présenté, le 29 mars 2013, le plan énergie méthanisation autonomie azote (EMAA) qui vise à améliorer la gestion de l’azote et à développer un « modèle français de la méthanisation agricole », pour faire de la méthanisation agricole un complément de revenus pour les exploitations agricoles, en valorisant l’azote et en favorisant le développement de plus d’énergies renouvelables ancrées dans les territoires, dans une perspective d’agriculture durable et de transition énergétique et écologique. Ce modèle de méthanisation repose essentiellement sur le traitement des déjections animales issues des élevages par méthanisation, permettant ainsi leur valorisation énergétique, agronomique et économique, mais également sur le traitement des autres sous-produits ou co-produits des exploitations agricoles, qui sont une source de potentiel méthanogène intéressante pour le fonctionnement et la rentabilité des installations de méthanisation. Le plan EMAA s’attache particulièrement au développement d’installations de méthanisation dites « à la ferme », de taille intermédiaire, sous maîtrise d’ouvrage agricole, et approvisionnées essentiellement par des effluents d’élevage et sous-produits ou co-produits des exploitations agricoles. Il encourage une approche collective par le regroupement d’exploitations agricoles pour la réalisation de ces projets, afin de concevoir des installations dans une logique d’ancrage territorial et dans le respect de la diversité des territoires, en s’adaptant aux contextes territoriaux. Le plan EMAA vise à lever les freins au développement de cette filière notamment via : – l’optimisation du tarif d’achat pour l’électricité produite à partir de biogaz pour favoriser les projets de méthanisation collective à la ferme ; – la facilitation des démarches d’homologation des digestats de méthanisation, afin d’encourager leur valorisation agronomique ; – la simplification des procédures administratives pour le développement des projets de méthanisation ; – un meilleur accompagnement des porteurs de projets ; – des efforts de structuration d’une filière nationale dans le domaine des équipements de méthanisation et dans le domaine de la valorisation des digestats. Par ailleurs, dans le cadre de la présentation du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a annoncé une initiative pour la construction de 1 500 méthaniseurs en 3 ans répartis dans les territoires ruraux.

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