Audition de Jean-Christophe Thiery, président du groupe Canal+ et de Maxime Saada, directeur général

Audition de Jean-Christophe Thiery, président du groupe Canal+ et de Maxime Saada, directeur général

Audition de Jean-Christophe Thiery, président du groupe Canal+ et de Maxime Saada, directeur général 637 358 Virginie DUBY-MULLER

Intervention en commission, en tant qu’orateur du groupe Les Républicains, dans le cadre de l’audition de M. Jean-Christophe Thiery, président du groupe Canal+ et de M. Maxime Saada, directeur général

13327604_10153780832577753_7365529437361164775_nMonsieur le Président,

Monsieur le président Thiery, Monsieur le Directeur général,

Chers collègues,

Je vous remercie pour cet état des lieux et pour votre explication des priorités affichées en terme de stratégie pour Canal Plus.

En février dernier, Vivendi annonçait une perte de opérationnelle de 264 M d’euros pour Canal+ France  et des pertes d’abonnés importantes en France : malgré un résultat global de 454 M€, malgré des abonnés qui augmentent à l’étranger. Le Groupe est en effet entré dans une période de turbulence : un changement d’actionnaire, un marché toujours plus concurrentiel, le départ de plusieurs têtes d’affiche, un plan de réduction des effectifs… Comme d’autres acteurs du secteur, vous vous trouvez aujourd’hui devant la nécessité impérative de vous réinventer pour garder à flot la belle machine qu’est votre entreprise : un modèle original, audacieux, conquérant, et nous savons tous ici ce que la création et notre beau cinéma français vous doivent.

Pour enrayer la fuite des abonnés, vous estimez donc que le salut viendrait du sport et de l’accord de distribution exclusive conclu avec BEIN en février dernier : l’avenir de la chaîne est ainsi suspendu à la décision de l’Autorité de la concurrence. Toutefois, on croit comprendre que cet accord n’est pas sans susciter quelques difficultés, ce qu’explique d’ailleurs le report du rendu de la décision. Les opérateurs distribuent actuellement BeIN et craignent notamment demain de voir Canal + récupérer l’ensemble des abonnés des chaînes sportives au détriment de leur offre de bouquet. Etes-vous confiants dans l’attente de cette décision ? Peut-on imaginer, comme l’indique le Monde, que l’Autorité assortisse son accord de conditions restrictives, avec la perspective d’une renégociation d’autres éléments, comme les injonctions auxquelles la chaîne est soumise depuis sa fusion avec TPS ? Bien sûr, BeIN est loin d’être la seule concurrence à gérer ; côté fiction, il y a aussi Netflix, et consorts. Pour gagner en agilité, vous venez d’annoncer un partenariat avec Samsung, qui permet d’intégrer votre offre au téléviseur de ce constructeur sans passer par un décodeur – un tournant donc. Vous avez également annoncé une offre sans abonnement d’ici la fin de l’année. Est-ce un modèle économique viable pour le groupe ?

Concernant le cinéma : on présente la chaîne à raison comme le poumon du secteur puisqu’elle représente près de la moitié des financement de la télévision vers le cinéma français. Historiquement, c’est parce que Canal + était bénéficiaire d’une priorité de diffusion qu’elle avait un devoir d’investissement en contrepartie. Or, aujourd’hui, on comprend que l’avenir de Canal + passe moins par la fiction que par le sport. Le Ministre de la culture a récemment apporté son soutien à la chaîne mais aussi sa volonté de voir les investissements maintenus. Quels éléments pouvez-vous nous apporter sur cette question ?

Vous avez également récemment démenti le projet de vente d’i-Télé : Où en sommes-nous sur ce dossier ? Comment comptez-vous vous adapter à la concurrence des autres chaines, notamment BFM TV ? Quelle est votre analyse sur le projet de création d’une chaîne d’information de France TV ?

Pour terminer, à l’Assemblée national et au Sénat, nous venons d’examiner la proposition de loi visant à renforcer la liberté, l’indépendance et le pluralisme des médias. Nous avons beaucoup débattu à l’Assemblée sur la notion d’intime conviction professionnelle. Que recoupe selon vous une telle notion ? Ne va-t-elle pas exacerber les contentieux entre les journalistes et leur direction ? Le rédacteur en charge conserve-t-il encore un pouvoir hiérarchique sur les journalistes qui relèvent de sa responsabilité ?

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