Question écrite sur les conséquences pour l’arboriculture de l’embargo russe

Question écrite sur les conséquences pour l’arboriculture de l’embargo russe

Question écrite sur les conséquences pour l’arboriculture de l’embargo russe 243 219 Virginie DUBY-MULLER

14èmelégislature

Question N° : 67935 de Mme Virginie Duby-Muller ( Union pour un Mouvement Populaire – Haute-Savoie ) Question écrite
Ministère interrogé > Agriculture, agroalimentaire et forêt Ministère attributaire > Agriculture, agroalimentaire et forêt
Rubrique > commerce extérieur Tête d’analyse > exportations Analyse > productions agricoles. embargo. Russie. conséquences
Question publiée au JO le : 04/11/2014 page : 9180
Réponse publiée au JO le : 16/12/2014 page : 10527

Texte de la question

Le 7 août 2014, la Russie a annoncé une interdiction totale d’importer les produits alimentaires issus de l’Europe, des États-Unis, du Canada et de l’Australie qui ont mis en place des actions économiques, suite à la situation en Ukraine. Les fruits et les légumes sont principalement touchés. La France exporte 5 % en volume de fruits et légumes vers la Russie. Des mesures européennes ont été prises pour compenser cet embargo mais il semblerait qu’elles ne soient pas à la hauteur des dégâts économiques et plus particulièrement concernant la filière fruits et légumes. Les conséquences sont, en effet, directes et indirectes : directes par la perte des marchés en cours avec la Russie (retours de camions, reconditionnement, stockage, etc.), indirectes car la saturation du marché par les fruits et légumes qui n’ont pas pu être exportés a entraîné une baisse des prix. Alertée par la filière arboricole haut-savoyarde, Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur les nouvelles mesures qu’il compte prendre pour soutenir l’arboriculture française dont fait partie la production des pommes en Haute-Savoie.

Texte de la réponse

La plupart des filières fruits et légumes ont connu une campagne d’été dans des conditions dégradées par l’abondance de l’offre et la superposition des calendriers de production de plusieurs pays producteurs européens. Ces difficultés de campagne ont été amplifiées par l’entrée en vigueur de l’embargo russe le 7 août 2014. Des mesures ont ainsi été adoptées au niveau communautaire afin d’organiser l’intervention des opérateurs sur les marchés. Un premier dispositif, ouvert du 18 août 2014 au 3 septembre 2014, a permis aux organisations de producteurs, ainsi qu’aux producteurs non affiliés à des organisations de producteurs, de distribuer gratuitement à des organismes caritatifs agréés, de retirer du marché et/ou de procéder à des dispositifs de récolte en vert ou de non-récolte en bénéficiant d’un co-financement communautaire pour une liste de 14 fruits et légumes périssables. Ce dispositif est désormais fermé, car les demandes ont atteint le plafond budgétaire de 125 M€ d’euros fixé pour l’ensemble de ces mesures. Un second dispositif, fixant un plafond en tonnage de produits pouvant être retirés, par État membre exportateur vers la Russie, est applicable du 29 septembre jusqu’à fin décembre 2014. Au-delà des dispositifs d’aide temporaires adoptés au niveau communautaire pour certains produits périssables, l’ensemble des producteurs fruits et légumes regroupés en organisations de producteurs peuvent procéder à des interventions sur les marchés à travers les programmes opérationnels. De plus, les difficultés ayant été identifiées en amont de la campagne, des actions de promotion génériques s’appuyant sur FranceAgriMer et l’interprofession ont permis de relancer la consommation. Dans la perspective de faire face à ces difficultés conjoncturelles, il a été acté lors de la réunion du 26 septembre 2014 avec les représentants de la filière que des mesures d’accompagnement des entreprises (prêts de trésorerie, fonds d’allègement des charges et prises en charge des cotisations sociales) seraient mises en œuvre au cas par cas, après instruction des demandes par les services compétents, pour permettre aux entreprises agricoles concernées de passer ce cap difficile. Ces mesures sont mises en œuvre sous l’égide des préfets en lien avec la mutualité sociale agricole, les établissements bancaires et l’ensemble des services de l’État concernés. Par ailleurs, la filière fruits et légumes bénéficie de mesures structurelles à plusieurs niveaux. Au niveau communautaire, le régime d’aide spécifique au secteur des fruits et légumes permet d’investir dans les entreprises agricoles et de concentrer l’offre par l’intermédiaire des organisations de producteurs, rééquilibrant ainsi le partage de la valeur ajoutée entre l’amont et l’aval dans la filière. En outre, l’action du Gouvernement en matière du coût du travail à travers le dispositif « travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi » et le dispositif de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) sera poursuivie. Le pacte de responsabilité et de solidarité contribuera dès 2015 à alléger les charges supportées par les entreprises. Ainsi, l’allègement supplémentaire de charges en 2015 dans le secteur des fruits et légumes s’élèvera à 70 millions de plus qu’en 2014. Il est lié au plein effet du CICE (taux à 6 %) et au pacte de responsabilité et de solidarité. Enfin, à l’initiative de l’interprofession des fruits et légumes frais, des assises des filières fruits et légumes se tiendront au printemps 2015 afin de mettre en perspective les difficultés rencontrées et des solutions à y apporter.

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