Question écrite sur la situation des buralistes

Question écrite sur la situation des buralistes

Question écrite sur la situation des buralistes 243 219 Virginie DUBY-MULLER

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14ème législature
Question N° : 67331 de Mme Virginie Duby-Muller ( Union pour un Mouvement Populaire – Haute-Savoie ) Question écrite
Ministère interrogé > Affaires sociales, santé et droits des femmes Ministère attributaire > Commerce, artisanat, consommation et économie sociale
Rubrique > commerce et artisanat Tête d’analyse > débits de tabac Analyse > revendications
Question publiée au JO le : 28/10/2014 page : 8842
Réponse publiée au JO le : 10/02/2015 page : 894
Date de changement d’attribution : 04/11/2014

Texte de la question

Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les incertitudes rencontrées par la profession des buralistes.


Ceux-ci insistent, en effet, sur le fait que toute nouvelle augmentation du prix du tabac, sans une réelle uniformisation des tarifs au niveau européen, entraînerait la fermeture de nombreux bureaux de tabac. Les achats transfrontaliers, les achats sur internet et la contrebande représentant selon eux 25 % des achats effectués hors du réseau légal français, les buralistes se sentent menacés alors qu’ils constituent souvent le dernier lien social qui existe dans nos rues, nos quartiers et nos campagnes. Par conséquent, elle lui demande de veiller, au travers de ses annonces de santé publique, à préserver ce métier de proximité sur le déclin qui demande des solutions et des garanties pour sa survie.

Texte de la réponse

Les augmentations des prix des tabacs manufacturés induites par les hausses successives de la fiscalité participent à la réduction de la prévalence tabagique, notamment auprès des plus jeunes consommateurs. Ces hausses ont eu pour effet de provoquer une diminution progressive des volumes de vente de tabac depuis 2002, avec un effet direct sur la consommation de tabac en France. Parallèlement, il conviendrait de rechercher une convergence des prix au sein de l’Union européenne, car l’harmonisation fiscale engagée laisse subsister des écarts de prix significatifs qui affaiblissent la politique de santé publique dans notre pays et encouragent les achats transfrontaliers de tabac. Dans ce cadre, afin de contenir les achats illicites réalisés en dehors du réseau des buralistes, la lutte contre la contrebande de tabac et les achats transfrontaliers illégaux demeure une des priorités d’action pour la direction générale des douanes et droits indirects. Elle se traduit, notamment, par des saisies dans le fret express et postal, lié aux achats sur internet, d’une part, ainsi que par la hausse des objectifs de saisies de tabac illicite, d’autre part. En 2013, les services douaniers ont ainsi saisi 430 tonnes de tabac de contrebande, soit une progression de 16 % par rapport à l’année précédente. Pour lutter contre le marché parallèle, le Gouvernement, avec la circulaire du 3 septembre 2014, a abaissé de 10 à 4 cartouches de cigarettes les quantités indicatives que peut détenir un particulier pour sa consommation personnelle. La législation nationale prévoit que les tabacs acquis dans un autre État de l’Union européenne par un particulier et qui ne sont pas destinés à sa consommation personnelle sont soumis au paiement des minima de perception du droit de consommation prévus à l’article 575 A du code général des impôts soit par exemple 210 € pour 1 000 unités de cigarettes depuis le 1er janvier 2014, sans préjudice des sanctions prévues aux articles 1791 et 1791 ter du même code. Ces dernières peuvent consister en une pénalité, représentant 1 à 5 fois le montant des droits fraudés, une amende pouvant atteindre 750 € ainsi que la confiscation des tabacs. Par ailleurs, l’État a veillé à préserver la rémunération des débitants par le biais des contrats d’avenir signés avec la confédération nationale des buralistes, qui ont pleinement joué leur rôle de soutien à l’activité depuis 2003. Le contrat en cours prévoit une augmentation annuelle de la rémunération nette, liée à la vente de tabac sur la période 2012-2016. Cette rémunération passera de 6,5 % à 6,9 % du chiffre d’affaires tabac sur la durée du contrat pour les produits autres que les cigares et cigarillos, pour lesquels le taux net de la rémunération est de 7 %. Par ailleurs, les diverses aides à l’activité ou à la reconversion ont été reconduites, en privilégiant notamment les débitants les plus en difficulté ou frontaliers. Avec la mise en place d’une prime de service public de proximité d’un montant maximal de 1 500 € par an, ce contrat consacre également le rôle des buralistes, qui constituent le premier réseau de commerces de proximité, notamment en zone rurale. Ainsi, en 2012 et 2013, au titre des 2 premières années de la mise en oeuvre du 3e contrat d’avenir, les diverses aides de l’État représentent un montant total de près de 180 M€ pour l’ensemble des débitants de tabac.

 

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